
« Pourquoi y a des jours avec alcool et des jours sans ? »
Salut, moi c’est Melchior, et je fais partie des 4 zinzins à l’origine des chaudières. On remercie aussi Julia de gérer Insta, Charly de gérer FetLife, Morgan de gérer la maintenance du site et l’hébergement. Et une récente bénévole, qui nous a soufflé l’idée d’une présence sur Wyylde et Facebook, que l’on commence doucement depuis la fin de le mois de juin 2026. Sinon on est aussi joignables par SMS Telegram et Signal. Alors certes on ne décroche pas le téléphone mais on fait ce qu’il faut pour être accessibles niveau canaux de communication à l’écrit. Donc n’hésitez pas à nous contacter, les lien sont en haut à droite du site.
Revenons au sujet principal : la picole
Bref, l’alcool. Alors en fait, si vraiment on part de la base, entre nos pratiques multi partenaires, nos différents kinks, et pratiques BDSM, on est plutôt un groupe enjaillé à l’idée de ne jamais picoler. À titre personnel, je ne bois pas d’alcool. Et en ce qui concerne les autres membres du bureau, ça ne boit « jamais en faisant du cul ». Voici donc les pour et les contre qu’on a pris en compte.
1. L’alcool, y en a partout !
Rien qu’à Nantes, selon les métriques, on peut compter entre 170 et 200 bars. (Rien que les bars, on compte même pas les épiceries et les supermarchés !!). Ça donne une des proportions de bars par habitant des plus élevées du pays. Dans ce contexte, ouvrir un énième établissement qui en propose paraît être une plus-value assez réduite. …..
2. L’alcool, y en a vraiment partout !
En fait, les lieux sans alcool sont vraiment rares. On est sur une moyenne de 1 bar/restau/point de consommation pour 270 personnes. À titre de comparaison, pour les préservatifs c’est un pour 3000 et pour les sex-shops c’est un pour 100 000 ! ….
À Nantes, il y a (en 2026) seulement deux échoppes qui proposent des contenus exclusivement non alcoolisés. Conséquences : pour les gens qui ne boivent pas, c’est Super difficile de trouver des espaces de socialisation où refuser de l’alcool est possible sans commentaires ni sans se retrouver face à des rigolos qui forcent de ouf pour te faire picoler ( « hooo, juste ce soir ? Même pas un verre ? Rien du tout ? » etc). Et en fait, quelle que soit la raison pour laquelle tu ne bois pas (sevrage, raisons de santé, religion, pathologie particulière, envie de conduire, tentative de conserver une hygiène de vie, dry january, bébé en cours de téléchargement…) et bien ne pas boire, dans des espaces sociaux, bah c’est parfois COMPLIQUÉ. Alors indépendamment de toute dimension sexuelle ou kinky, et bien y’a moyen que ça plaise à du monde, juste parce que ça permet de vivre un moment tranquille sans avoir besoin de se justifier.
Maintenant qu’on a écrit ça, ça amène naturellement une autre question qui devient hyper légitime :
3. Pourquoi proposer quand même de l’alcool certains jours alors ?
Et bien aussi absurde que ça puisse paraître, on a de vraies raisons de proposer quand même de l’alcool certains jours. À savoir :
Ce n’est pas en interdisant X que X disparaît.
Là, y a moyen de remplacer X par n’importe quoi. Ça marche super bien avec l’alcool : on a l’expérience de plus de douze ans (genre 150 mois hein) de prohibition aux États-Unis. Ça a multiplié les problèmes d’alcool au lieu de les résoudre. Alors on est d’accord, le cadre d’un bar et d’un pays entier ce n’est pas la même, on le sait.
Du coup, des points communs ?
- Même en interdisant la vente d’alcool au bar, on n’est pas à l’abri que Bidule se pointe en ayant consommé, à l’extérieur. Franchement non merci. À ce niveau, autant cadrer son usage.
- Si tu vis dans un lieu où il y a un espace fumeur, va y avoir plein de gens qui vont rejoindre les gens qui fument déjà. Ça peut créer des nouveaux fumeurs facilement.
- Dans ce même lieu il est totalement interdit de fumer sur 100 % de l’endroit (un centre de vacances par exemple) : les gens qui fument vraiment fort vont chercher à tout prix un endroit où fumer, un peu n’importe où.
- Toujours dans ce même lieu si on a une règle du type « fumer est autorisé mais vous ne pouvez pas être plus que une personne dans l’espace fumeur » ça minimise les occasions sans interdire une pratique.
- Avoir un bar servant de l’alcool peut permettre de suivre les consommations du public, repérer qui consomme et combien : si une personne souhaite consommer de l’alcool et venir au Club, mieux vaut un verre d’une dose standard avec un degré d’alcool connu, consommé en présence de l’équipe du lieu.
4. En fait, trop de gens aiment l’alcool.
Ça a l’air idiot, mais on n’a pas de fonds d’investissement, d’entreprise du CAC40, ou de grosse franchise derrière nous. Et on craint qu’un lieu totalement dépourvu alcool ne fasse pas venir suffisamment de monde pour payer le loyer. On a beau commencer en ayant aucune personne salariée, on a des frais. Et si on réalise qu’on a juste 3 personnes par semaine qui trouvent ça chouette de se payer uniquement des sirops de violette et des Breizh Cola avant d’aller se mettre à l’aise, on préfère l’apprendre d’une manière qui ne nous force pas à baisser le rideau deux mois après notre ouverture.
Si on constate (et ce sera une joie) que les soirées sans alcool sont aussi rentables que celles avec, alors on ne se fera pas prier pour ouvrir 3 jours par semaine sans alcool et 1 jour avec, plutôt que le contraire.
Bref, tu veux + de soirées sans alcool ? Viens à celles qui existent et on en proposera davantage !
PS : cet article a été écrit intégralement au clavier
PS2 : cet article a été écrit par un humain totalement sobre
PS3 : très bonne console, y paraît

Laisser un commentaire