Ça fait quoi d’être accueilli·e dans un club qui pense vraiment l’accueil ?

Signe en Néon avec écris Hello
Photo de Pablo Gentilesur Unsplash

Dans beaucoup de clubs libertins classiques, ça se passe comme ça :

Tu arrives.
On regarde comment tu es habillé·e.
On vérifie si “le profil correspond”.
On applique un tarif différent selon ton genre’.
On te refuse parce que tu ne portes pas de talons.
Ou parce que ton pantalon n’est pas assez “classe”.

Tu paies.
Tu reçois une clé.
Et débrouille-toi.

Si tu es trans, non-binaire, timide, stressé·e, novice, alors bonne chance.


Aux Chaudières, ça commence bien avant la porte.

Tu n’arrives pas par hasard.

L’adresse n’est pas publique.
Pour la connaître, il faut être membre de l’association.

Et pour être membre, tu remplis un questionnaire en ligne.

Pas un interrogatoire.
Pas un entretien humiliant.

Un questionnaire qui parle de consentement.
De validisme.
De transphobie.
De grossophobie.
etc…

Si tu n’es pas à l’aise avec ces sujets, on ne te jette pas.
On t’envoie des ressources.
On te propose d’apprendre.
On te laisse retenter.

Ici, on préfère la pédagogie à l’exclusion automatique.


Tu arrives.

On t’accueille.

Par une vraie personne.
Qui prend le temps.

On vérifie que tu es membre.
On utilise ton prénom d’usage ou ton pseudo.
Pas de deadname à l’accueil.

On ne te demande pas ton genre.
On ne te demande pas “ce que tu as dans ton pantalon”.
Tu paies le même tarif que tout le monde.

Toujours.

Parce qu’ici, l’égalité n’est pas un slogan.


On t’explique.

On te montre le plan.
Les espaces.
Les niveaux de nudité.
Les niveaux de sexualité.

Où tu peux être nu·e.
Où tu dois rester habillé·e.
Où il ne se passe rien de sexuel.

On te reparle du consentement si c’est ta première fois.

Tu peux poser toutes les questions.
Même celles que tu trouves “bêtes”.

Et si ça fait patienter derrière toi ?
C’est pas grave.

On n’est pas là pour faire du chiffre.
On est là pour faire communauté.


Tu viens comme tu es.

Pas de dress code humiliant.
Pas de talons obligatoires.
Pas de pantalon noir exigé.

Tu peux venir en jean.
Rester habillé·e toute la soirée.
Être nu·e dans les espaces prévus.
Ou juste boire un verre.

Tu peux discuter trois heures au bar.
Lire un livre.
Observer.
Puis repartir.

Ici, personne ne te pousse à performer.


Tu es stressé·e ?

Les bénévoles sont identifiables.
Prêt·e à t’aider.
Disponibles.

Un système de bracelets pourra permettre d’indiquer ton niveau d’ouverture aux interactions, ou pas. Rien n’est obligatoire.

Tu peux dire non.
Tu peux changer d’avis.
Tu peux partir au bout de 20 minutes.


Et si ça ne va pas ?

Tu vas voir l’accueil.
Le bar.
Une personne référente.

Il y a un protocole.
Un vrai.
Avec affichage, formation, gestion graduée.

Parce qu’un espace safe ne se décrète pas.
Il s’organise.


Aux Chaudières, tu n’es pas un produit.

Tu es membre.

Et ici, l’accueil fait partie de l’expérience.


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